Photo
Fiscalité bailleur 2026 et nouvelles mesures du projet de loi de finances

Fiscalité 2026 : tout ce qui change pour les propriétaires bailleurs

Chapô

Le projet de loi de finances 2026 (PLF 2026) prévoit plusieurs évolutions majeures qui pourraient modifier la stratégie des propriétaires bailleurs et des investisseurs immobiliers. Création d'un statut du bailleur privé, évolution de la fiscalité LMNP, réforme de l'IFI avec un possible impôt sur la fortune improductive… autant de mesures qui pourraient impacter la rentabilité des investissements locatifs. Ces dispositions restent toutefois soumises au vote définitif du budget 2026.

Introduction

Fiscalité bailleur 2026 : un nouveau statut du bailleur privé pour encourager l'investissement locatif

L'une des principales mesures du PLF 2026 est la création du statut du bailleur privé, destiné à soutenir l'investissement dans le logement locatif.

Ce dispositif concernerait les investisseurs acquérant :

  • un logement neuf ;
  • un bien en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement) ;
  • ou, dans l'ancien, un logement nécessitant des travaux représentant au moins 20 % du prix d'acquisition.

Le nouveau régime permettrait de bénéficier d'un amortissement fiscal selon le niveau de loyer pratiqué :

  • 3,5 % par an pour un logement loué à un loyer intermédiaire ;
  • 4,5 % pour un logement social ;
  • 5,5 % pour un logement très social.

L'avantage fiscal serait plafonné à 80 % de la valeur du bien, dans la limite de 8 000 € par an et de deux logements.

Dans l'ancien, l'amortissement serait fixé à 3 %, pouvant être porté entre 3,5 % et 4 % lorsque le propriétaire accepte de louer à des loyers inférieurs au marché.

En contrepartie, plusieurs conditions devraient être respectées :

  • une durée minimale de location de 12 ans ;
  • l'interdiction de louer à un ascendant ou à un descendant.

Ces mesures devront être confirmées lors de l'adoption définitive de la loi de finances.

Une réforme du LMNP pour limiter la location saisonnière

Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) fait lui aussi l'objet d'une réforme importante.

L'objectif affiché est de réduire l'attractivité fiscale de la location meublée touristique, notamment pour les logements non classés.

Sous réserve de l'adoption du texte, le régime micro-BIC évoluerait dès 2026.

Pour les meublés de tourisme non classés :

  • le plafond annuel de chiffre d'affaires passerait de 77 700 € à 15 000 € ;
  • l'abattement forfaitaire serait ramené de 50 % à 30 %.

Pour les meublés de tourisme classés et les chambres d'hôtes, le plafond resterait fixé à 77 700 €, avec un abattement de 50 %.

Au-delà de 15 000 € de recettes, les propriétaires seraient obligatoirement soumis au régime réel d'imposition.

Ce régime permet de déduire les charges réelles liées à l'exploitation du bien (travaux, intérêts d'emprunt, assurances, frais de gestion…), mais implique également :

  • une comptabilité complète ;
  • la conservation des justificatifs ;
  • et, dans de nombreux cas, le recours à un expert-comptable.

Les investisseurs devront donc arbitrer entre simplicité administrative et optimisation fiscale.

Description

Vers un impôt sur la fortune improductive ?

Le PLF 2026 prévoit également une réforme de la fiscalité du patrimoine.

L'actuel Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) pourrait être remplacé par un impôt sur la fortune improductive.

Ce nouvel impôt viserait principalement les actifs considérés comme peu productifs économiquement, notamment :

  • les yachts ;
  • les jets privés ;
  • les métaux précieux ;
  • certains actifs numériques ;
  • les dépôts et liquidités.

Concernant l'immobilier, les débats parlementaires restent ouverts.

Dans la version actuellement examinée par le Sénat, les biens immobiliers seraient exclus du dispositif. En revanche, la version adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale les intégrait.

À ce stade, un retour de cette mesure lors des prochaines lectures parlementaires n'est pas exclu.

Dans les hypothèses actuellement étudiées, seuls les patrimoines immobiliers supérieurs à 2,57 millions d'euros seraient concernés.

Des évolutions fiscales à suivre de près

Le projet de loi de finances 2026 pourrait modifier en profondeur la fiscalité immobilière, aussi bien pour les investisseurs que pour les propriétaires bailleurs.

Entre la création du statut du bailleur privé, la réforme du LMNP, les évolutions du micro-BIC et le projet d'impôt sur la fortune improductive, les stratégies patrimoniales devront probablement être adaptées.

Ces mesures n'étant pas encore définitivement adoptées, il est recommandé de suivre attentivement les débats parlementaires et de se faire accompagner par un professionnel de la gestion de patrimoine, de la gestion locative ou de la fiscalité immobilière afin d'anticiper les impacts du budget 2026.

FAQ – Fiscalité 2026 des propriétaires bailleurs

Qu’est-ce qui pourrait changer pour les bailleurs en 2026 ?

Le PLF 2026 prévoit plusieurs mesures pouvant modifier la fiscalité locative, notamment le statut du bailleur privé, le LMNP et l’IFI.

Qu’est-ce que le statut du bailleur privé ?

Ce nouveau statut permettrait aux investisseurs de bénéficier d’un amortissement fiscal en contrepartie d’un engagement de location longue durée.

Quels logements seraient concernés par ce nouveau statut ?

Le dispositif viserait les logements neufs, les biens en VEFA et certains logements anciens nécessitant des travaux importants.

Comment évoluerait la fiscalité LMNP en 2026 ?

Le régime micro-BIC des meublés touristiques non classés pourrait être durci, avec un plafond réduit et un abattement moins avantageux.

Qu’est-ce que l’impôt sur la fortune improductive ?

Il s’agirait d’un nouvel impôt visant certains actifs jugés peu productifs, en remplacement possible de l’actuel IFI.

Pourquoi anticiper ces changements fiscaux ?

Anticiper permet d’adapter sa stratégie locative, d’optimiser sa fiscalité et de sécuriser la rentabilité de son patrimoine immobilier.

Lire la suite